La Journée de lutte contre la désertification portera sur les consommateurs qui investissent intelligemment dans les terres

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Bonn, 7 février 2018. Trente pourcent de l’ensemble des terres sont dégradées et ont perdu leur véritable valeur. Face à l’accaparement des terres et à la ruée sur les terres productives, il apparaît de plus en plus clairement que l’accès à ces dernières revêtira une importance cruciale pour la croissance économique, la paix et la stabilité futures.

La Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse (JMLCD), qui sera célébrée le 17 juin 2018, sera axée sur les possibilités existant pour les consommateurs de relancer l’économie, de créer de l’emploi et de redynamiser les communautés et leurs revenus en amenant par leurs achats le marché à investir dans la gestion durable des terres.

À l’occasion de la présentation du thème de la Journée, Monique Barbut, secrétaire générale adjointe des Nations Unies et secrétaire exécutive de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), a déclaré que le slogan de la campagne « La terre a de la valeur. Investissez-y  » nous rappelle que la terre est un actif tangible et que sa valeur mesurable va bien au-delà de l’argent. Hors sa valeur se perd à cause de sa dégradation. Néanmoins, par ce que nous décidons chaque jour de manger, de boire et de porter, nous pouvons encourager les utilisateurs des terres à recourir à des pratiques de gestion des terres qui en préservent la productivité ».

Une cartographie de l’incidence de nos décisions individuelles établie dans l’ouvrage « Regards et perspectives sur les terres du monde » dresse le tableau de la situation. Une analyse a révélé qu’environ 80°% de la nourriture consommée dans la ville de Londres est importée. L’empreinte des Pays-Bas montre que ce pays aurait besoin de quatre fois plus de terres qu’il n’en possède pour nourrir ses habitants.

Comme l’a fait encore remarquer Mme Barbut : « Chaque centime dépensé par un consommateur détermine l’objet des investissements effectués par le secteur privé et les gouvernements en faveur de projets entraînant une dégradation des terres ou au contraire de bonnes pratiques de gestion de celles-ci. Il ne faut pas sous-estimer l’impact sur la planète de nos petites décisions individuelles : faisons le bon choix lorsque nous achetons ».

La cible des ODD visant à atteindre la neutralité en matière de dégradation des terres à l’horizon 2030 constitue une réponse essentielle à ces défis. Elle permettra de réhabiliter les terres dégradées, de mettre un terme à l’accaparement des terres, de lutter contre le changement climatique, d’augmenter la production alimentaire et d’améliorer l’accès à l’eau potable.

En 2018, la célébration internationale de cette Journée sera organisée par le gouvernement équatorien.

L’Équateur encourage un mode de consommation intelligent et sain et soutient des pratiques d’utilisation des terres durables comme la bioéconomie, qui est un indicateur d’impact du Plan de développement national (2017-2020).

La Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse a été instaurée il y a vingt-trois ans par l’Assemblée générale des Nations Unies. Destinée à tous les pays du monde, elle a pour objet de sensibiliser l’opinion publique internationale à la situation en la matière ainsi qu’aux mesures prioritaires prises aux niveaux mondial et national pour inverser la désertification et la dégradation des terres ainsi qu’élaborer des solutions plus efficaces face à la sécheresse.

Notes aux responsables de publication